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Déchets infectieux en laboratoire : que deviennent-ils ?

Laboratoire

Les laboratoires produisent chaque jour différents types de déchets, des tubes contaminés aux gants, en passant par les objets piquants, coupants ou tranchants et les cultures microbiologiques. Un tri adapté et un traitement approprié sont essentiels pour protéger les personnels, l’environnement et garantir une gestion sûre des déchets.

Mais que deviennent les déchets infectieux une fois qu’ils quittent le laboratoire ?

Plusieurs étapes peuvent être nécessaires : du tri et du stockage temporaire à la collecte, au transport et au traitement. Mais une autre question mérite également d’être posée : et si ces déchets pouvaient être traités directement là où ils sont produits ?

Comment sont gérés les déchets infectieux en laboratoire ?

L’infographie ci-dessous présente simplement les différents types de déchets produits en laboratoire ainsi que les principales étapes de leur gestion, du tri à la source jusqu’au traitement final.

Du tri au stockage temporaire, en passant par la collecte, le transport et le traitement : comprendre les différentes étapes de la gestion des déchets infectieux en laboratoire.

Comme le montre l’infographie, les déchets peuvent suivre une filière traditionnelle avec un traitement hors site, ou, pour certains déchets infectieux adaptés, une approche de traitement sur site.

Le tri commence à la source

La première étape a lieu directement au laboratoire : les déchets doivent être triés selon leur nature et leur niveau de risque.

Les laboratoires peuvent notamment produire différentes catégories de déchets :

  • Déchets infectieux : tubes contaminés, gants, boîtes de culture, échantillons biologiques et autres matériaux contaminés.
  • Objets piquants, coupants ou tranchants : aiguilles, lames, scalpels et verre contaminé.
  • Déchets hautement infectieux : cultures microbiologiques, stocks de pathogènes, déchets issus de cultures de microorganismes, équipements utilisés pour les cultures et déchets provenant d’animaux infectés.

Un tri adapté permet de s’assurer que chaque type de déchet suit la filière de gestion et de traitement appropriée.

À noter : les déchets chimiques, radioactifs et autres matières dangereuses spécifiques nécessitent des filières de traitement dédiées et ne doivent pas être mélangés aux déchets infectieux.

Le stockage temporaire

Une fois triés, les déchets infectieux peuvent devoir être stockés temporairement avant leur collecte.

Cette étape nécessite des contenants adaptés et des conditions de stockage appropriées afin de limiter l’exposition et d’éviter tout contact accidentel avec des matériaux contaminés.

Dans le cadre d’une gestion avec traitement externe, le stockage constitue également une étape intermédiaire entre le lieu où les déchets sont produits et celui où ils seront finalement traités.

La collecte et le transport

Dans le modèle traditionnel, les déchets infectieux sont collectés auprès du laboratoire puis transportés vers une installation spécialisée de traitement.

Le parcours peut donc comprendre plusieurs étapes :

Laboratoire → stockage temporaire → collecte et transport → installation spécialisée de traitement → élimination finale.

Chaque étape supplémentaire implique davantage de manipulation et de logistique entre le lieu de production des déchets et leur traitement final.

Pour les laboratoires situés dans des zones où les infrastructures ou les solutions de transport sont limitées, cette organisation peut également devenir plus complexe.

Que se passe-t-il lorsque les déchets infectieux sont traités hors site ?

Dans une installation spécialisée, les déchets infectieux sont soumis à un procédé de traitement approprié visant à éliminer le risque biologique avant leur élimination finale.

Cette approche centralisée est couramment utilisée, mais elle implique que les déchets quittent d’abord le laboratoire et parcourent les différentes étapes de la chaîne de gestion externe.

Une autre possibilité peut alors être envisagée :

Les déchets infectieux doivent-ils nécessairement quitter le laboratoire pour être traités ?

Et si les déchets infectieux pouvaient être traités sur site ?

Pour certains déchets infectieux adaptés, une autre approche est possible : traiter les déchets directement là où ils sont produits.

Avec un système associant broyage et stérilisation à la vapeur, les déchets peuvent être traités directement au sein du laboratoire ou de l’établissement de santé, sans avoir à être transportés vers un site de traitement externe.

Le procédé repose sur deux étapes principales :

Le broyage

Les déchets sont d’abord broyés, ce qui permet de réduire significativement leur volume et de les préparer à l’étape de stérilisation.

La stérilisation à la vapeur

Les déchets broyés sont ensuite exposés à de la vapeur à 135 °C.

Ce procédé permet de transformer les déchets infectieux en déchets sûrs, tout en réduisant significativement leur volume.

Pourquoi envisager le traitement sur site ?

Traiter les déchets infectieux directement là où ils sont produits peut simplifier leur gestion et réduire les besoins en stockage, en manipulation et en transport externe.

Les principaux avantages présentés dans l’infographie sont les suivants :

Moins de stockage
Les déchets peuvent être traités plus rapidement, au plus près de leur lieu de production.

Moins de manipulation et de transport
La réduction du nombre d’étapes entre le laboratoire et le traitement peut contribuer à limiter les manipulations et les risques liés au transport.

Une réduction du volume
Le broyage permet de réduire significativement le volume des déchets.

Davantage de contrôle sur le processus
Le traitement a lieu là où les déchets sont produits, ce qui permet de mieux maîtriser leur gestion et d’améliorer la réactivité.

D’une longue chaîne de gestion à une solution locale

La gestion des déchets infectieux en laboratoire ne consiste pas uniquement à se demander comment les traiter. Il est également intéressant de réfléchir à l’endroit où le traitement est réalisé.

Le modèle traditionnel implique plusieurs étapes avant que les déchets n’atteignent une installation spécialisée. Le traitement sur site propose une autre approche : traiter certains déchets infectieux directement là où ils sont produits.

La solution la plus adaptée dépend notamment du type et de la quantité de déchets produits, de l’activité du laboratoire, de l’espace disponible, des exigences locales et de l’organisation existante de la gestion des déchets.

Mais dans certaines situations, une question mérite d’être posée :

Et si le traitement pouvait commencer là où les déchets sont produits ?

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